Sous la canicule, dans un court Suzanne-Lenglen survolté et tout entier derrière Moïse Kouame, le marathon a duré cinq sets. Au bout, une défaite pour Adolfo Daniel Vallejo. Et puis, surtout, une polémique.
Le Paraguayen de 22 ans, 71e mondial, disputait là son tout premier Grand Chelem. Battu 6-3, 7-5, 3-6, 2-6, 7-6 (10/8) par le Tricolore de 17 ans, il a vu la rencontre lui filer entre les doigts. Coup de théâtre en conférence d’après-match : interrogé par le média Clay, il s’en prend à l’arbitre brésilienne Ana Carvalho. Selon lui, un match d’une telle intensité « doit être arbitré par un homme ». Trop éprouvant pour une femme, juge-t-il, devant un public aussi bouillant.
En voilà une sortie qui n’allait pas passer inaperçue. C’est acté : la Fédération française de tennis et la direction du tournoi vont le sanctionner (le montant de l’amende, lui, n’a pas filtré). Leur réponse est ferme — la compétence d’un arbitre ne tient pas au genre, mais au professionnalisme.
Rarement un débutant aura autant fait parler porte d’Auteuil. Un baptême du feu. Ou plutôt un faux pas retentissant.