Près de cinq heures de bataille sur la terre battue parisienne, une élimination au bout du suspense, puis la sortie de trop. Voilà le décor dans lequel Adolfo Daniel Vallejo a fini par payer ses propos visant l’arbitre brésilienne Ana Carvalho. Le verdict est tombé : 65 000 euros d’amende, soit grosso modo la moitié de sa dotation.
C’est Amélie Mauresmo, directrice du tournoi, qui a livré le montant lundi devant les journalistes. « Ce genre de propos n’a pas sa place ici », a martelé l’ancienne championne — au nom du tournoi comme de la Fédération, qu’elle a tenu à associer à la sanction.
Le contexte ? Une défaite étouffante, jeudi, face au Français Moïse Kouame, au terme d’un marathon en cinq manches. Frustré, ou plutôt à cran, le Paraguayen de 22 ans, 71e mondial pour sa première en Grand Chelem, avait alors tenu des remarques jugées inacceptables. Il s’est excusé depuis. Trop tard.
Vendredi, l’organisation promettait déjà une sanction « significative », sans avancer de chiffre. C’est désormais acté. Sachant qu’un joueur sorti au deuxième tour empoche normalement 130 000 euros, la moitié s’est envolée. En voilà une nouvelle qui va faire causer dans les vestiaires.