C’est sur le terrain politique, bien plus que sportif, que se joue ce duel. À la veille d’affronter la Russe Diana Shnaider au 3e tour de Roland-Garros, l’Ukrainienne Oleksandra Oliynykova (65e mondiale) a violemment mis en cause sa future adversaire en conférence de presse.
Le reproche ? Avoir disputé les Northern Palmyra Trophies, une exhibition par équipes organisée en novembre dernier à Saint-Pétersbourg et parrainée par le géant russe Gazprom. Pour la joueuse de 25 ans, native de Kiev, le geste relève de l’inacceptable. « Gazprom est une entreprise qui finance des crimes de guerre », a-t-elle lancé. Participer à ce tournoi, selon elle, « c’est comme si on jouait en Allemagne nazie pour la Gestapo (…). Pour moi il n’y a aucune différence ».
Le sujet, Oliynykova le porte depuis le début de l’invasion russe de 2022, à chacun de ses passages devant la presse. Cette fois, elle a aussi accusé Shnaider d’avoir « liké » des publications de « propagande russe ».
Et de pousser plus loin encore. « Mon pays est attaqué par l’argent de Gazprom et ils financent les drones qui attaquent ma ville », a martelé l’Ukrainienne, qui invite à interroger la Russe sur le financement, par l’entreprise, de camps accueillant des enfants ukrainiens.
Reste à savoir si ce climat pèsera, samedi, sur la rencontre. Réponse sur le court. Sportive, cette fois.