Critiqué pour son jeu ultra-défensif en finale de la Ligue des champions, Arsenal assume. Declan Rice estime qu’en procédant autrement, son équipe aurait été corrigée par le PSG.
On l’a vue venir, cette polémique. Depuis samedi soir et la défaite d’Arsenal en finale (1-1, 4 t.a.b. à 3), tout le monde y va de son analyse sur le plan de jeu ultra-prudent des Gunners. Les chiffres, d’ailleurs, parlent d’eux-mêmes : 24,7 % de possession seulement, le plus faible total jamais enregistré par un finaliste de Ligue des champions depuis 2003. Du jamais-vu sous l’ère Arteta. Forcément, ça interroge.
Face aux critiques, Declan Rice n’a pas botté en touche. Le milieu anglais défend mordicus le choix tactique de son équipe. Selon lui, beaucoup auraient aimé voir Arsenal attaquer le PSG comme l’avait fait le Bayern Munich plus tôt dans la compétition. Sauf que… c’était précisément le piège tendu par Paris. « Si on avait fait ça, on leur aurait donné exactement ce qu’ils veulent », a expliqué le Gunner. À ses yeux, ouvrir le jeu face à cette armada parisienne, c’était courir au massacre — le genre de soirée où le PSG en colle cinq ou six.
L’argument se défend, même s’il ne convaincra pas les nostalgiques du beau jeu. Reste qu’Arsenal n’a pas tout perdu cette saison : les Gunners ont décroché leur premier titre de champion d’Angleterre depuis 22 ans. La Ligue des champions, elle, attendra encore. Et le débat sur la manière, lui, n’a pas fini d’agiter Londres comme Paris. À chacun sa vérité.