Rarement un chef d’État se sera autant approprié un triomphe sportif. De retour à Washington au lendemain de la finale, Donald Trump n’a pas boudé son plaisir.
Le contexte, d’abord. Dimanche, l’Espagne a fait plier l’Argentine (1-0 après prolongation) au terme d’un Mondial co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Côté terrain, la Roja accroche une étoile de plus. Côté tribune présidentielle, le locataire de la Maison-Blanche tenait, lui, son propre trophée.
« La FIFA a été incroyable », a lancé le président américain, saluant un événement selon lui « plus réussi que n’importe quelle Coupe du monde » disputée jusqu’ici. Soccer, football… peu importe l’appellation, le message est passé.
Fierté nationale — ou plutôt fierté présidentielle — et remerciements appuyés à Gianni Infantino et à ses équipes (le tournoi s’est étalé sur trois pays et des dizaines de villes). Un satisfecit total. Ou presque.
En voilà une déclaration qui ne passera pas inaperçue. Reste à savoir si l’héritage de ce Mondial nord-américain tiendra la comparaison avec les superlatifs. Le verdict, lui, tombera plus tard.