Le nouvel entraîneur lillois s’est présenté à la presse jeudi, dix jours après son arrivée. Il n’a esquivé aucune question. Surtout pas celle du nom de famille.
Dix ans dans les vestiaires. Le Bayern, Naples, Everton, le Real pendant quatre ans, la sélection brésilienne. À 36 ans, Davide Ancelotti n’avait jamais eu son banc à lui. Il l’a depuis le 7 juillet, au Domaine de Luchin.
Jeudi, première prise de parole. Le ton est posé, l’enthousiasme réel : « Je me sens déjà Dogue à 100% », a lancé l’Italien, décrivant un groupe talentueux animé d’une culture de l’exigence et du travail. Sur le jeu, il promet du courage. Sur le club, il parle d’une opportunité magnifique et d’une structure en train de grandir. Convaincu, dit-il, dès son premier échange avec Olivier Létang — une seule rencontre avait suffi, l’été dernier.
Et le nom ? La question, il l’attendait. Il s’en amuse plutôt : il est fier de s’appeler Ancelotti, refuse toute comparaison, et rappelle qu’il a appris auprès du meilleur. Puis cette pointe d’humour — pouvoir décrocher son téléphone pour demander conseil à son père, gratuitement, c’est magnifique.
Un fils qui assume. Ça change des postures.