À moins d’un mois du coup d’envoi, la sélection congolaise se retrouve sous cloche. En voilà une nouvelle qui va faire du bruit.
Cinquante-deux ans d’attente pour retrouver une Coupe du monde. Et comme si cela ne suffisait pas, un virus vient compliquer les plans. La préparation des Léopards de la République démocratique du Congo est désormais soumise à une pression sanitaire inédite : selon ESPN et l’AFP, la Maison Blanche a officiellement imposé à la sélection congolaise une isolation stricte de 21 jours avant toute entrée sur le territoire américain, en raison de la flambée du virus Ebola dans l’est du pays — 177 morts, 750 cas suspects recensés, urgence internationale déclarée par l’OMS.
C’est acté, et le ton de Washington est sans ambiguïté. Andrew Giuliani, directeur de la task force de la Maison Blanche pour le Mondial 2026, l’a dit clairement sur ESPN : « Si l’une de ces personnes devient symptomatique, c’est toute l’équipe qui risque de ne pas pouvoir participer. » La pilule est dure à avaler.
Actuellement en stage de préparation en Belgique — le regroupement au Congo ayant été annulé —, les Léopards ont dû entrer en bulle sanitaire dès vendredi. Tout nouveau membre du groupe devra observer une quarantaine séparée. Les CDC américains envisagent même d’envoyer du personnel médical sur place pour surveiller la situation.
Le problème, ou plutôt le paradoxe : aucun joueur de la sélection ne se serait rendu récemment en RDC. Une mesure collective pour un risque individuel qui n’a pas été démontré — et qui tombe à vingt-cinq jours du premier match face au Portugal, le 17 juin à Houston.