Coupe du monde 2026 : le club le plus controversé d’Égypte cache une histoire complètement folle

Mohanad Lasheen - Icon Sport

Tandis que l’Égypte s’apprête à disputer le Mondial 2026 dans le Groupe G, le football du pays charrie une histoire qui mérite le détour. Celle d’un club au nom flamboyant : Pyramids FC.

Quand on évoque l’Égypte, on pense aux pyramides bien avant de penser au ballon rond. Et pourtant. Un riche investisseur saoudien a eu l’idée, voilà huit ans, de marier les deux. Le résultat ? Un club pas tout à fait comme les autres.

À l’origine, il s’agissait d’Al Assiouty Sport, modeste formation provinciale. Jusqu’à ce rachat qui va tout bouleverser. Le nouveau propriétaire transfère le club au Caire, change son nom, son logo, ses couleurs. Et même — détail savoureux — sa date de naissance officielle.

Du club d’origine, il ne subsiste presque rien. Les supporters ont trouvé la formule qui claque : une « momification inversée ». L’image est délicieuse dans un pays expert en conservation des morts. Sauf qu’ici, au lieu de préserver le passé, on l’a méthodiquement effacé.

Coup de théâtre identitaire, donc. Le club a habilement surfé sur l’imaginaire national, mariant patrimoine millénaire et ambitions modernes. Une stratégie marketing… ou plutôt une réinvention totale.

Cette anecdote en dit long sur le football égyptien d’aujourd’hui, traversé par l’argent du Golfe et les rêves de grandeur. Le même football qui envoie cet été ses Pharaons défier le gratin mondial.

Reste une question qui dérange : peut-on réécrire l’ADN d’un club à coups de millions ? Le débat, lui, n’est pas près de s’éteindre.

En voilà une histoire qui va faire jaser. Dans un Groupe G déjà relevé, l’Égypte ne débarque pas seulement avec ses joueurs. Elle apporte aussi ses récits, aussi fascinants qu’inattendus.

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