Dimanche, l’Espagne défie l’Argentine en finale de la Coupe du monde 2026. Et si la Roja soulève le trophée, Marc Cucurella devra honorer un pari lâché en juin sur les ondes espagnoles. Un pari qui laisse des traces. Littéralement.
Juillet 2024, Berlin. L’Espagne vient de battre l’Angleterre en finale de l’Euro et Cucurella, auteur de la passe décisive sur le but d’Oyarzabal, doit tenir parole : il avait juré de se teindre en rouge. Quelques jours plus tard, la crinière bouclée la plus reconnaissable du football européen vire écarlate. Le latéral d’Alella, c’est comme ça — il paie ses dettes. Le vestiaire de la Roja le sait. Et il ne l’a pas oublié.
Le 11 juin, veille du coup d’envoi du Mondial, le voilà au micro de Juanma Castaño sur El Partidazo de COPE, depuis le camp de base espagnol de Chattanooga. La question tombe : que promets-tu si vous gagnez ? Cette fois, les cheveux sont épargnés — « les cheveux, on n’y touche plus », prévient-il d’emblée. Alors quoi ? Un tatouage. Tout petit. Et le motif ? Le visage de Luis de la Fuente, son sélectionneur. Le biceps est évoqué comme emplacement, la justification tient en une phrase : une Coupe du monde, c’est plus grand qu’un Euro, donc ça mérite un souvenir permanent. « Je signe », a conclu le joueur, hilare. Détail savoureux : Borja Iglesias s’est engagé sur exactement la même promesse.
Sauf que le pari, qui ressemblait à une blague de camp de base, est devenu très sérieux. L’Espagne est invaincue depuis le début du tournoi : six victoires en sept matchs, treize buts inscrits, un seul encaissé. Cucurella, lui, n’a pas été dribblé une seule fois depuis la troisième journée — pas même par Dembélé en demi-finale. Dimanche soir, au MetLife Stadium d’East Rutherford, il ne restera plus qu’un obstacle : Messi. Et l’aiguille du tatoueur.
