Quelques semaines après son départ du RC Lens pour rejoindre Crystal Palace, Pierre Sage est revenu en détail sur les circonstances de son choix dans un entretien accordé à L’Équipe. L’ancien entraîneur lensois réfute l’image d’un départ motivé par l’argent et explique avoir saisi une opportunité qu’il ne pensait peut-être jamais revoir.
Élu meilleur entraîneur de Ligue 1 après une saison historique conclue par une deuxième place et une victoire en Coupe de France, le technicien de 47 ans assure que son objectif était avant tout de réaliser son rêve d’entraîner en Premier League. « Je ne suis peut-être pas sur les mêmes timings que les autres », explique-t-il, rappelant que sa carrière au plus haut niveau n’a véritablement commencé qu’à 45 ans. Il affirme avoir repoussé toutes les sollicitations reçues en cours de saison, malgré des offres venues notamment d’Arabie saoudite, d’Allemagne, d’Italie ou de Turquie.
La Premier League plutôt que le jackpot saoudien
Pierre Sage reconnaît que sa communication après la finale de la Coupe de France a pu être mal interprétée. Il regrette que les discussions aient davantage porté sur son avenir que sur la saison exceptionnelle réalisée par Lens, tout en assurant avoir toujours privilégié l’honnêteté dans ses réponses. Il révèle également avoir averti ses dirigeants de l’intérêt de Crystal Palace dès les premiers contacts, dès le mois de décembre, et précise n’avoir pris sa décision définitive que le 1er juin.
Face aux critiques, l’ancien entraîneur des Sang et Or rejette l’étiquette de « mercenaire ». « Si j’avais vraiment été le mercenaire qu’on a bien voulu que je sois, je serais allé en Arabie saoudite et j’aurais fait fois dix », lance-t-il. Il souligne également que Lens percevra une indemnité de transfert estimée à 3 millions d’euros, auxquels pourront s’ajouter 2 millions d’euros de bonus, une somme qu’il considère comme une forme de valorisation pour le club.
Malgré son départ, Pierre Sage assure conserver un profond attachement au RC Lens et à ses supporters. Marqué par les célébrations de la Coupe de France, il confie avoir été touché par certaines critiques, tout en espérant que le lien créé avec le public lensois perdurera : « Ce que j’aimerais, c’est qu’on ne conjugue jamais le verbe aimer au passé entre nous. »