Personne ne s’y attendait vraiment. Donald Trump a annoncé ce mercredi qu’il envisageait de se rendre à un match de la finale NBA au Madison Square Garden de New York, à l’invitation du propriétaire des Knicks James Dolan. Une présence qui promet de faire autant parler en dehors du terrain que sur le parquet.
Le contexte rend l’annonce d’autant plus savoureuse. Les New York Knicks, qualifiés pour la première fois depuis 1999 après avoir balayé Cleveland (4-0), retrouvent la grande scène nationale après 25 ans d’absence. Pas titrés depuis 1973, ils affrontent en finale soit le Thunder d’Oklahoma City — champion en titre, menant 3-2 en finale de conférence Ouest — soit les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama. La finale débutera le 3 juin, et Trump a simplement déclaré : «Je pense me rendre à l’un des matches.» Invité par Dolan, il était initialement prévu au match 5 contre Cleveland, mais les Knicks ont plié la série trop tôt.
Le feuilleton Trump-NBA est pourtant loin d’être simple. En 2020, le président républicain avait vivement attaqué la ligue, l’accusant d’être devenue «une organisation politique» après le report de plusieurs rencontres suite au tir d’un policier sur Jacob Blake. En 2017 et 2018, les Golden State Warriors avaient décliné la traditionnelle visite à la Maison Blanche après leurs titres — et Trump avait retiré l’invitation avant même qu’ils refusent. Coup de théâtre ou réconciliation calculée ? Une chose est sûre : si Trump pose le pied au MSG, les caméras ne regarderont pas que le terrain.