Enzo Maresca serait le faovori pour succéder à Pep Guardiola à Manchester City.
Alors que le technicien catalan est officiellement sous contrat jusqu’en juin 2027, des signaux de plus en plus convergents indiquent qu’un départ anticipé dès l’été 2026 serait activement envisagé — et que son successeur potentiel serait déjà identifié en coulisses.
Guardiola : le contrat est là, le doute aussi
Prolongé en novembre 2025 jusqu’en 2027, Pep Guardiola répète publiquement son envie d’honorer son engagement. Mais entre les déclarations officielles et la réalité des vestiaires, l’écart se creuse. Des médias aussi sérieux que The Athletic évoquent une probabilité forte de départ à l’issue de la saison 2025-2026, soit un an avant l’échéance contractuelle. La direction mancunienne, consciente de cette incertitude, préparerait plusieurs scénarios de succession en parallèle, sans attendre une annonce formelle du coach.
C’est dans ce contexte d’expectative que le nom d’Enzo Maresca s’impose avec une régularité troublante dans la presse internationale.
Maresca, l’héritier naturel d’une philosophie
À 45 ans, l’Italien dispose d’un profil presque taillé sur mesure pour l’Etihad Stadium. Ancien milieu de terrain passé par Séville et Chelsea, formé tactiquement au FC Barcelone, Maresca connaît Manchester City de l’intérieur : il y a dirigé les U23 en 2020-2021, remportant le titre de Premier League 2, avant d’intégrer le staff de Guardiola lui-même lors du légendaire triplé de 2023. Possession, pressing haut, organisation millimétrée : sa philosophie de jeu est une déclinaison directe de l’ADN Guardiola. Une continuité idéologique qui rassure les dirigeants citizens, soucieux de ne pas rompre brutalement avec une décennie de domination.
Depuis 2024, Maresca a franchi le cap suivant en prenant les rênes de Chelsea en Premier League. Ses performances à Stamford Bridge ont confirmé ce que City savait déjà : l’homme est prêt pour les plus hautes responsabilités.
Un scénario séduisant mais semé d’embûches
Sur le papier, la succession paraît évidente. Dans les faits, elle s’annonce complexe. Maresca est lié à Chelsea jusqu’en 2029, avec une option de prolongation supplémentaire. Arracher un entraîneur aussi coté à un concurrent direct nécessiterait une négociation financière conséquente — indemnités élevées, tractations délicates — qui rendrait l’opération aussi coûteuse que symboliquement explosive.
Fabrizio Romano, référence mondiale en matière de transferts, confirme néanmoins que City voit en Maresca son premier choix en cas de départ de Guardiola. Le nom de Xabi Alonso circule également comme alternative de prestige, mais c’est bien l’ancien adjoint de Pep qui occupe le sommet de la liste officieuse.
Tout dépend de Pep
En définitive, ce feuilleton n’a qu’un seul maître du jeu : Guardiola lui-même. Sa décision, attendue avant la fin de la saison, déterminera tout. Si le Catalan confirme son départ, City disposera d’un plan B solide, prêt à être activé. Si, au contraire, il choisit de rester, Maresca continuera son chemin à Chelsea — et le suspense sera repoussé d’un an.
L’après-Guardiola se prépare. En silence, mais avec méthode.