Il entraîne le PSG, il cartonne en Europe et pourtant, Luis Enrique n’a pas oublié ses racines asturiennes. Dans une interview accordée au média régional La Nueva España, le technicien espagnol a évoqué le Sporting Gijón avec une franchise qui risque de faire grincer quelques dents dans les Asturies.
Rarement un entraîneur en poste dans un grand club européen aura parlé aussi librement de son club de cœur. Luis Enrique Martínez est né à Gijón, il le revendique, il en est fier. Mais entre sa ville natale et lui, ou plutôt… entre lui et le Sporting Gijón, la relation est plus complexe qu’il n’y paraît. Le club asturien ne l’a pas retenu au bon moment. Et visiblement, ça ne s’oublie pas.
La phrase est tombée, sèche et imagée : « Ils ont laissé passer leur chance, maintenant, miser sur moi le ferait même mon père. » Un trait d’humour, certes — mais derrière le sourire, le message est clair. Le coach du Paris Saint-Germain confirme que la fenêtre s’est refermée pour le Sporting Gijón. Pas d’amertume affichée, pas de règlement de comptes en bonne et due forme. Juste un constat, formulé avec le détachement de celui qui n’a plus rien à prouver.
Les dés sont jetés. Luis Enrique est à Paris, il y est bien, et son futur immédiat s’écrit sous les couleurs du PSG. Pour les supporters du Sporting, la pilule est dure à avaler : leur enfant du pays, devenu l’un des coaches les plus respectés d’Europe, ne reviendra pas de sitôt. Le feuilleton asturien, lui, n’en finit pas de livrer ses dernières pages.