Dans un entretien à Marca, le meneur de jeu du Real Betis, Isco est revenu sur son long calvaire physique et sur ses conséquences, jusque dans sa propre famille.
Il y a des blessures qui dépassent le cadre du terrain. À 33 ans, Isco Alarcón en sait quelque chose. L’ancien Madrilène, relancé avec brio du côté de Séville, a vu son élan brisé net par une succession de pépins au péroné gauche dont une nouvelle fracture, l’été dernier, lors d’un amical face à Málaga.
C’est dans les colonnes de MARCA que le meneur du Betis a livré ses confidences. L’une d’elles, particulièrement touchante, concerne son fils. Selon ses propos, le petit garçon, à force de voir son père tant souffrir, n’aurait plus envie de jouer au football. Un aveu qui en dit long sur le poids, parfois invisible, des galères à répétition. Car derrière le joueur virtuose, il y a un père et une famille qui encaisse, elle aussi, chaque rechute.
Reste que l’Andalou, lui, n’a rien perdu de sa passion. Rappelé en sélection espagnole l’an dernier, à un âge où d’autres raccrochent, Isco veut encore croire en de belles années. Sa convalescence suit son cours, et le Betis, qualifié pour l’Europe, espère retrouver au plus vite son maître à jouer. La suite ? Elle s’écrira, une fois encore, à la force du mental. Le feuilleton, lui, n’est pas terminé.