Cible privilégiée des critiques depuis des années, Waldemar Kita a décidé de contre-attaquer. Dans un entretien accordé à Eurosport, le président du FC Nantes — actuellement englué à la 17e place de Ligue 1 — a revendiqué haut et fort ce qu’il considère comme son véritable héritage : la survie financière du club.
«Je n’ai pas laissé Nantes dans la merde. Je le dois à une bonne gestion», a-t-il martelé, rappelant au passage sa navigation à vue durant la crise Covid, qu’il qualifie de «moment le plus difficile du football français». Les 250 salariés du club, assure-t-il, n’ont jamais été sacrifiés.
Face à une opposition qu’il dit totale — la Brigade Loire, les élus locaux, la débâcle des droits TV — Kita se présente en capitaine stoïque qui n’a pas abandonné le navire. «Certains auraient fui depuis bien longtemps en vous laissant en dépôt de bilan», lâche-t-il, non sans amertume.
Le dirigeant polono-français réclame aussi qu’on lui reconnaisse la Coupe de France 2022, trop souvent oubliée selon lui dans les réquisitoires à son encontre.
Les résultats sportifs restent alarmants. Mais Kita, lui, ne plaide pas l’acquittement — il plaide la résistance.
