Lassé par la valse des millions sur le marché des transferts, Raymond Domenech a lâché une proposition radicale : supprimer purement et simplement les transferts. Une sortie de l’ancien sélectionneur des Bleus qui ne passe pas inaperçue en plein mercato estival.
Le timing, il faut le dire, n’a rien d’anodin. Alors que l’été s’annonce une nouvelle fois rythmé par des montants vertigineux — on évoque déjà des opérations à 250, voire 300 millions d’euros —, le débat sur l’argent roi dans le football revient sur la table. C’est précisément en commentant un possible départ de Michael Olise cet été que Domenech a vidé son sac. Et son agacement, manifestement, ne date pas d’hier.
« Moi, ce sont les transferts qui me fatiguent », pose d’emblée l’ancien coach des Bleus, avant d’aller droit au but. « Je suis pour la suppression des transferts. » Sa logique ? Laisser les joueurs aller au bout de leurs contrats, puis filer librement là où ça leur chante, le salaire faisant la différence. « Il faut arrêter avec les transferts, les dirigeants ne veulent pas parce que tout le monde prend dessus », tacle-t-il au passage, visant sans détour les intérêts en coulisses. Et de conclure, dépité : « 250, 300 millions d’euros, mais on va aller jusqu’où ? »
Une charge frontale qui a de quoi alimenter le débat. Car derrière la provocation, Domenech pointe une dérive bien réelle, celle d’un marché où les sommes s’envolent saison après saison. Reste que sa proposition, séduisante sur le papier, se heurte à un système entier qui carbure aux transferts. Le feuilleton, lui, ne fait que commencer.