Un homme touché en plein cœur.
Au milieu d’une Coupe du monde qui exige une concentration de tous les instants, Didier Deschamps a dû encaisser l’indicible : la disparition de sa mère, la semaine dernière. Le sélectionneur avait alors quitté ses Bleus pour quelques jours — le temps, peut-être, de panser une blessure qui ne se referme pas vraiment.
De retour auprès du groupe, le technicien s’est livré au micro de M6. Sans fard. « Ça va », a-t-il d’abord rassuré, avant de lâcher les mots justes. « Evidemment, j’ai eu des jours compliqués où j’étais anéanti, mais pour mon bien personnel et pour le bien de l’équipe de France, je me devais de partir. Après, ils ont fait ce qu’il fallait. Et depuis que je suis revenu, je me suis remis avec la préparation de ce match contre la Suède. C’est bien d’avoir la tête occupée. »
Le travail comme refuge, donc. Ou plutôt comme remède. Dans cette épreuve, « DD » sait qu’il n’est pas seul : ses joueurs ont resserré les rangs autour de lui. Une solidarité dont le vestiaire parlera longtemps.
