Glasgow, les poteaux carrés, le Bayern. Pour des générations de Stéphanois, 1976 reste une cicatrice autant qu’une fierté. C’est dans ce décor que Christophe Perrier a choisi de planter son roman, Putains de poteaux carrés.
Niçois d’adoption, le cœur vert depuis l’enfance, l’auteur transporte le lecteur au cœur d’une ville qui vibre au rythme des exploits de l’AS Saint-Étienne. Le genre ? Le polar, pur et dur. Sauf qu’ici, un tueur en série rôde — et il s’en prend, un à un, aux supporters des Verts.
Personne n’avait vu venir ce mélange. Ou plutôt : qui aurait parié sur la légende de Geoffroy-Guichard transformée en terrain de chasse pour assassin ?
Le pari est audacieux. L’idée, en tout cas, intrigue. Mêler la ferveur d’un peuple à l’angoisse d’une intrigue criminelle, voilà une nouvelle qui va faire parler bien au-delà du Forez.
Reste à savoir si les lecteurs suivront. Mais le contexte, lui, est imparable : aucune saison n’aura autant marqué l’imaginaire stéphanois que celle-là. Un coup de maître éditorial. Ou presque.