À quatre jours de la demi-finale retour de la Ligue des Champions à l’Allianz Arena, la guerre psychologique entre le Bayern Munich et le PSG a déjà commencé… dans les couloirs d’un hôtel. Les Parisiens souhaitaient séjourner à l’Infinity Hotel & Conference Resort, l’établissement qui leur avait porté chance lors de leur sacre européen en finale la saison dernière. Réponse du Bayern : niet. Catégorique.
On pensait que la bataille se jouerait uniquement sur la pelouse de l’Allianz Arena ce mercredi 6 mai. Raté : elle a déjà commencé dans les coulisses logistiques de la demi-finale retour. Le PSG souhaitait séjourner dans l’Infinity Hotel & Conference Resort de Munich — le même établissement que lors de la finale de la Ligue des Champions la saison dernière — mais le Bayern Munich a refusé, l’hôtel étant celui que le club bavarois utilise pour ses propres mises au vert depuis 2010. Vincent Kompany et le directeur sportif Christoph Freund ont évoqué le sujet sans détour, selon les informations de L’Équipe : « C’est notre hôtel. Il n’est pas question de le laisser aux Parisiens et encore moins de partager plusieurs étages. C’est notre ville, c’est notre match à domicile, il n’y a donc rien à négocier. » Le message est clair, ferme, et assumé.
Ce refus n’est pas anodin. Pour le PSG, l’Infinity Hotel, c’est bien plus qu’un simple lieu de repos : c’est un talisman. C’est là que les joueurs de Luis Enrique avaient dormi la nuit précédant leur première Ligue des Champions, remportée en finale contre le Real Madrid en mai 2025. Dans le monde du sport de haut niveau, où les rituels et la superstition jouent un rôle non négligeable dans la préparation mentale des athlètes, se voir refuser son hôtel fétiche à 48 heures d’un match retour aussi crucial — mener 5-4 après un aller épique — n’est pas sans conséquences psychologiques. Le PSG devra donc se contenter d’un autre établissement en ville, probablement l’hôtel Andaz Munich, réputé pour son confort mais dépourvu de la symbolique du Infinity.
Au fond, cette anecdote dit beaucoup de l’état d’esprit des deux clubs à l’approche de cette double confrontation hors norme. Le Bayern, privé d’Achraf Hakimi côté parisien, arrive en territoire conquis et entend tout contrôler : le banc, la pelouse et jusqu’au nom de l’hôtel adverse. Kompany, lui, de retour sur le banc après sa suspension du match aller, veut imprimer sa marque partout — y compris dans les détails logistiques. Le PSG, mené 5-4 à l’aller et toujours en vie, devra donc puiser dans ses propres ressources mentales pour transcender ce contretemps. Dans une demi-finale de C1, les batailles se gagnent parfois dans des endroits insolites. Ce mercredi soir, l’Allianz Arena dira qui avait raison.
