Il n’a pas marqué. Il n’a pas crié. Michael Olise a simplement fait ce qu’il fait toujours : régler le tempo. Et cela a suffi pour subjuguer Zlatan Ibrahimovic, rarement avare de superlatifs mais rarement gratuit non plus.
Quart de finale du Mondial 2026, jeudi soir. La France élimine le Maroc (2-0) sans forcer outre mesure. Au milieu de tout ça, un joueur de 24 ans qui n’apparaît pas dans les statistiques les plus voyantes, mais dont chaque prise de balle oriente le match. Vingt-trois sélections, sept buts : le CV d’Olise reste modeste sur le papier. Sur la pelouse, c’est autre chose.
Le milieu offensif du Bayern Munich a joué en chef d’orchestre. Un touché, un timing, une lecture du jeu. Les Bleus ont avancé au rythme qu’il leur imposait.
« Le Tom Brady de la France »
Consultant pour Fox Sports, l’ancien attaquant du Paris Saint-Germain n’a pas fait dans la demi-mesure. Selon les propos du Suédois relayés par la chaîne américaine, Olise était le véritable meneur de jeu de cette rencontre — le « Tom Brady de la France » sur ce match, dixit Ibra.
La suite du raisonnement est encore plus flatteuse. Avec un joueur de ce calibre, explique-t-il en substance, les attaquants n’ont plus à réfléchir : il suffit de courir, le ballon arrivera. Au bon endroit, au bon moment, sans avoir besoin de le réclamer ni d’indiquer où le déposer. Olise voit avant les autres. Il sert avant qu’on ait demandé.
Venant d’un homme qui a passé sa carrière à attendre des ballons de ce type… l’éloge pèse son poids.
La comparaison qui en dit long
Tom Brady, sept fois vainqueur du Super Bowl, quarterback le plus titré de l’histoire de la NFL. Le parallèle n’a rien d’anodin, surtout formulé face à un public américain qui saisit immédiatement ce qu’il implique : le joueur qui distribue, qui décide, qui gagne les matchs sans jamais courir plus que nécessaire.
Olise appréciera, forcément. Lui qui a longtemps navigué dans l’ombre des stars du vestiaire tricolore s’installe, match après match, comme la véritable plaque tournante de cette équipe de France. Discrètement. À sa manière.
Le Mondial n’est pas fini. Et si le tournoi de la France passait, finalement, par les pieds de son plus silencieux dirigeant de jeu ?
Source : Fox Sports