Soirée d’horreur à Guingamp : les supporters de Troyes pris pour cible

Alexandre Perreau - Icon Sport

Le déplacement des supporters de l’ESTAC Troyes à Guingamp, samedi soir, s’est transformé en véritable épreuve. À la sortie du stade du Roudourou, plusieurs véhicules de fans troyens ont été pris pour cible, avant qu’un accident de la route ne survienne quelques minutes plus tard aux abords de la ville.

Samedi soir, à l’issue de la rencontre de championnat entre l’En Avant Guingamp et l’ESTAC Troyes, disputée au stade du Roudourou, l’ambiance est brutalement sortie du cadre sportif. Alors que les supporters troyens quittaient les lieux après le coup de sifflet final, plusieurs de leurs voitures ont été agressées à proximité immédiate de l’enceinte bretonne. Des témoins évoquent des jets de projectiles, des coups portés sur les véhicules et des insultes. Ces incidents se sont produits alors que les fans de Troyes tentaient simplement de reprendre la route après le match, dans un contexte déjà tendu autour de la rencontre.

Mais la soirée a pris une tournure encore plus dramatique quelques minutes plus tard. À la sortie de Guingamp, l’une des voitures de supporters agressés a été impliquée dans un accident de la circulation. Selon les premiers éléments, le choc serait survenu dans un contexte de stress et de panique, après les événements survenus à la sortie du stade. Si les circonstances exactes restent à préciser, cet accident illustre une nouvelle fois les dangers qui entourent certains déplacements de supporters, pourtant encadrés et sécurisés en théorie. Les forces de l’ordre ont rapidement été dépêchées sur place pour sécuriser la zone et prendre en charge les victimes.

Ces incidents relancent le débat sur la sécurité autour des stades, notamment lors des matchs à enjeu en Ligue 2. Clubs, autorités et instances sportives devront désormais faire toute la lumière sur ces faits pour éviter qu’une soirée de football ne se transforme, une nouvelle fois, en drame. Le sport doit rester une fête, pas un terrain de violence.

Quitter la version mobile