Une fan zone qui dégénère, des maillots arrachés en pleine rue, un public new-yorkais méconnaissable. Voilà le décor qui a entaché le troisième match de la finale NBA, lundi soir, aux abords du Madison Square Garden.
Coup de théâtre dans une ville pourtant peu réputée pour son hostilité envers les supporters adverses : plusieurs fans de San Antonio ont été pris à partie en marge de la rencontre face aux Knicks. Les images, relayées sur les réseaux sociaux puis par les médias locaux, ont de quoi glacer. On y voit des spectateurs bousculés, insultés, frappés à plusieurs contre un. L’un d’eux finit même au sol, roué de coups de pied.
Sur le parquet, pourtant, les Texans avaient signé un joli coup. Ou plutôt un coup de maître : victoire 115-111, et les voilà revenus à 2-1 dans la série.
Informé des incidents, Victor Wembanyama n’a pas caché sa stupeur. Le pivot français, vedette de la franchise, dit comprendre la ferveur — mais pas à n’importe quel prix. « C’est inacceptable », a-t-il tranché mardi, plaidant pour une passion qui respecte l’adversaire.
Selon la police new-yorkaise, ces violences s’inscrivent dans un contexte bien plus large. Tout serait parti de Bryant Park, ce jardin public longeant la 42e rue où une fan zone avait été installée. La foule, décrit un porte-parole, s’est faite de plus en plus agressive, jusqu’à s’en prendre au mobilier urbain. Plusieurs bagarres, de multiples blessés.
Le bilan ? Cinq agents touchés, vingt-et-une interpellations, huit inculpations. Les autres contrevenants en seront quittes pour une amende. Le feuilleton sportif, lui, se poursuit sur le terrain.
Knicks fan arrested for curb-stomping Spurs fan in Manhattan streets 😳 pic.twitter.com/FftZmLLwa9
— FighterPunch (@Fighter_Punchh) June 9, 2026
