C’est une phrase qui en dit long sur la génération dorée du PSG version 2017. Thiago Silva, capitaine emblématique du club, a révélé une scène méconnue lors du Trophée des Champions face à Monaco.
A la fin du match, un jeune Kylian Mbappé vient lui glisser quelques mots à l’oreille. Des mots presque prophétiques. « Si Neymar vient, je veux venir aussi », aurait lancé le prodige monégasque, encore à l’époque adversaire du Paris Saint-Germain. Quelques semaines plus tard, Neymar débarque. Mbappé suit. Le virage est historique.
Entre les deux Brésiliens et le jeune Français, une relation se tisse très vite. Sur le terrain, ça se comprend d’un regard. En dehors, les réseaux s’enflamment, les sourires se multiplient, et tout semble couler de source. Sauf que, dans le vestiaire parisien, les équilibres changent, les statuts aussi. Et Thiago Silva, malgré son aura, sent bien que l’époque des cadres “historiques” touche à sa fin. La jeunesse, l’ambition, la lumière : tout converge alors vers Mbappé. On ne sait pas si cela s’est vraiment voulu, mais le PSG entrait doucement dans une ère où le symbole n’était plus le brassard, mais le talent.
Une admiration devenue blessure silencieuse
Le Brésilien n’en fait pas mystère : la suite a laissé des traces. Sa déception, aujourd’hui, sonne comme celle d’un grand frère. Ce lien avec Mbappé, né dans la promesse et nourri par l’admiration, s’est effiloché avec le temps. Il aurait voulu “que cela se passe autrement”. On devine derrière ces mots tout le poids des désillusions, des départs mal vécus, des regrets têtus. Paris a toujours eu ce don-là : unir les étoiles, puis les voir s’éloigner. Thiago Silva en garde le souvenir doux-amer d’un rêve brisé — né, pourtant, d’une phrase soufflée dans le vent d’une victoire.
