Real Madrid : Perez sort l’artillerie lourde, Riquelme répond avec Haaland et Rodri !

Florentino Perez - Icon Sport

Rarement une élection présidentielle aura autant ressemblé à une vente aux enchères. Un maillot floqué brandi en plein plateau télé, un démenti cinglant quelques heures plus tard… À Madrid, la dernière ligne droite avant le scrutin de dimanche ressemble à tout sauf à un débat d’idées.

Les socios trancheront en fin de semaine. D’ici là, Florentino Pérez et Enrique Riquelme se rendent coup pour coup, chacun dégainant des promesses plus tonitruantes que celles du voisin. On dirait moins une campagne qu’un concours d’ego — ou plutôt, un bras de fer où l’image compte parfois davantage que le projet. Et le verdict, lui, attendra l’urne.

Riquelme voit grand… et se fait recadrer

Le challenger n’a pas tergiversé. Mercredi soir, sur le plateau d’El Hormiguero, Enrique Riquelme a sorti l’artillerie lourde : Erling Haaland et Rodri seraient, selon lui, les deux têtes d’affiche de son mandat. Pour appuyer la promesse, l’homme d’affaires de 37 ans a même exhibé un maillot merengue version 2026-2027, numéro 9 dans le dos, patronyme du Norvégien bien lisible.

Sauf que. Le clan Haaland n’a pas franchement goûté la mise en scène. Dans un communiqué transmis à Fabrizio Romano, Alfie Haaland, le père du buteur, et Rafaela Pimenta, son agente, ont balayé l’affaire : tout cela serait très divertissant, mais sans le moindre fondement. Bonne chance aux deux candidats, ont-ils glissé — une politesse qui sonnait surtout comme un désaveu. Personne ne l’avait vu venir, ce recadrage public. Riquelme, lui, encaisse, et avec lui une promesse qui prend déjà l’eau.

Pérez réplique : Mourinho sur le banc, Konaté en défense

Face à cette offensive, le président sortant n’allait évidemment pas rester les bras croisés. Selon nos informations, Pérez a d’abord officialisé, via le compte X officiel de sa campagne, la piste José Mourinho pour le banc en cas de réélection. Dans la foulée, il a juré qu’aucun cadre — ni Kylian Mbappé, ni Vinicius, ni Jude Bellingham — ne serait poussé vers la sortie. Un message clair envoyé aux supporters inquiets d’un possible démantèlement.

Puis est venu le gros poisson. Ibrahima Konaté, libre de tout contrat à la fin du mois après son aventure à Liverpool, deviendrait sa toute première recrue. « S’il est élu, Konaté portera le maillot du Real et jouera pour nous », a martelé Pérez dans les colonnes d’AS. Romano évoque même un bail de quatre ans déjà ficelé pour l’ancien Leipzigois, à condition que le scrutin lui soit favorable.

Et ce n’est pas tout. Le patron madrilène s’apprêterait à activer la clause libératoire de Denzel Dumfries, estimée à une vingtaine de millions d’euros, pour s’attacher les services du latéral de l’Inter Milan. De quoi alimenter encore un peu plus une partie déjà brûlante.

Une fin de campagne à couper le souffle

Reste une question, et pas des moindres : combien de ces engagements survivront au dépouillement ? Entre la communication électorale et la réalité d’un mercato, le fossé se creuse souvent à vitesse grand V. L’épisode Haaland vient de le rappeler sans ménagement.

En attendant, le feuilleton continue. Chaque sortie médiatique nourrit la machine, chaque annonce relance les enchères, et les socios observent ce duel à distance, partagés entre amusement et lassitude. Au royaume du Bernabéu, où tant de galactiques ont défilé, on sait pourtant à quel point une élection peut redessiner l’avenir d’un club tout entier.

Une chose est sûre : les derniers jours s’annoncent croustillants. Rendez-vous dimanche. Le vestiaire, lui, en parle déjà.

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