PSG – OM : les ultras parisiens montent au créneau pour défendre la liberté de supporter avant le Clasico

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À deux semaines du Clasico, le Collectif Ultras Paris frappe fort. Dans un communiqué publié le samedi 24 janvier, les ultras parisiens demandent officiellement le retour des supporters marseillais au Parc des Princes pour le PSG-OM du 8 février, dans le cadre de la 21e journée de Ligue 1.

Le cadre est posé : samedi 24 janvier, à Paris, le Collectif Ultras Paris (CUP), principal groupe de supporters du PSG, a publié un communiqué qui fait déjà grand bruit dans le monde du football français. Pourquoi maintenant ? Parce que dans deux semaines, le 8 février, le Paris Saint-Germain reçoit l’Olympique de Marseille au Parc des Princes pour le Clasico de la 21e journée de Ligue 1, l’un des matchs les plus suivis de la saison. Depuis plusieurs années, les déplacements de supporters entre les deux clubs sont systématiquement interdits par les autorités pour des raisons de sécurité. Pourtant, cette fois, ce sont les ultras parisiens eux-mêmes qui réclament l’ouverture des tribunes aux fans marseillais. Dans leur message adressé à la Ligue de Football Professionnel (LFP), à la Fédération Française de Football (FFF) et à la Préfecture de Police de Paris, le CUP défend une idée simple : le football sans supporters adverses n’est pas un vrai football. “Il n’est pas trop tard pour agir”, écrivent-ils, appelant les instances à autoriser ce déplacement historique.

Comment expliquer une telle prise de position ? Le Collectif Ultras Paris rappelle que, malgré les interdictions qui ont frappé les supporters parisiens lors du match aller à Marseille, ils souhaitent défendre un principe universel : la liberté de soutenir son club, partout, tout le temps. Pour eux, le Clasico PSG-OM doit rester un spectacle populaire, une fête du football, et non un événement sous haute tension vidé de son âme. À l’heure où les stades français cherchent à retrouver une ambiance forte et authentique, cette demande résonne comme un message puissant. Elle pose une question centrale : jusqu’où peut-on restreindre les supporters au nom de la sécurité, sans dénaturer le sport ? Le match du 8 février approche, et la balle est désormais dans le camp des autorités. Accepter ce déplacement serait un signal fort pour l’avenir du football français. Le refuser, ce serait prolonger une rivalité sans visages, privée de sa ferveur et de ses couleurs. Une chose est sûre : ce Clasico ne se jouera pas seulement sur le terrain, mais aussi dans les tribunes.

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