À l’approche du choc tant attendu entre Paris et Marseille dimanche soir au Parc des Princes, retour sur cinq histoires insolites qui ont marqué l’histoire enflammée du Classique.
De fuites déguisées à vestiaires toxiques, ces faits oubliés prouvent que cette rivalité dépasse largement le terrain.
Le tout premier affrontement entre PSG et OM, disputé le 17 mai 1972, ne s’est pas tenu au mythique Parc des Princes, encore en travaux, mais au Stade de Paris à Saint-Ouen. Résultat : une défaite 2-1 des Parisiens face à un Olympique de Marseille déjà champion, posant dès l’origine les bases d’une inimitié légendaire. Trente ans plus tard, en 1992, la tension atteignait des sommets après une victoire 1-0 de l’OM au Parc : Bernard Tapie, président marseillais flamboyant, dut s’échapper incognito, grimé en technicien radio RTL et planqué dans une voiture banalisée pour esquiver la fureur des supporters parisiens en délire.
Les coups tordus n’ont jamais manqué dans ce duel. En mars 2006, Pape Diouf, boss de l’OM, proteste contre les quotas de places réservées aux fans adverses en alignant une équipe B quasi intégralement composée de minots du centre de formation, complétée par cinq pros. Contre toute attente, ces gamins arrachent un 0-0 héroïque face à un PSG emmené par Pauleta, transformant une humiliation en exploit retentissant. Moins glorieux, l’épisode d’octobre 2005 au Vélodrome : les joueurs parisiens, incommodés par une odeur âcre d’ammoniaque dans leur vestiaire, vomissent et souffrent jusqu’à l’entraîneur Laurent Fournier, avant une défaite logique 1-0.
Enfin, comment oublier la provocation magistrale de Marco Simone le 4 mai 1999 ? L’Italien égalise pour le PSG (victoire finale 2-1) et soulève son maillot pour exhiber son tatouage de Batman devant les supporters phocéens, achevant Marseille au classement et gravant son geste dans les annales de la rivalité. Ces pépites insolites rappellent que le PSG-OM, c’est bien plus qu’un match : c’est un feuilleton français où la passion flirte toujours avec l’absurde. Rendez-vous dimanche pour un nouveau chapitre.

