Dix ans après son départ, le latéral gauche d’Aston Villa a donné son accord au PSG. Une clause libératoire, un rôle de doublure assumé et une anecdote de vestiaire qui en dit long.
Dix ans. C’est le temps qu’il aura fallu à Lucas Digne pour retrouver le chemin du Parc des Princes. Personne ne l’avait vu venir — surtout pas ses coéquipiers en sélection.
L’anecdote est signée Fabrice Hawkins, sur RMC. Les internationaux français ont découvert l’affaire dans la presse et ont aussitôt chambré le latéral. Lequel a confirmé : accord total avec Paris, contrat de trois ans.
Tout s’est accéléré ces dernières heures. Le club de la capitale a levé la clause libératoire, fixée aux alentours de dix millions d’euros. Une misère pour un joueur qui, selon Opta, a disputé plus de rencontres dans les cinq grands championnats que n’importe quel défenseur français depuis quinze ans.
Le plus troublant reste ailleurs. À 32 ans, Digne accepte le rôle de doublure de Nuno Mendes. Il aurait gagné bien davantage ailleurs. Mais il y a Paris, la famille, des enfants supporters du club. Ou plutôt : un choix de vie déguisé en transfert.
Détail piquant, enfin. Le 12 août, en Supercoupe d’Europe, le PSG affronte Aston Villa. Digne pourrait croiser ses anciens partenaires trois semaines après les avoir plantés là.
En voilà une nouvelle qui va faire du bruit à Birmingham.
