PSG : la célébration provocatrice de Doué déclenche une énorme polémique !

Désiré Doué - Icon Sport

Auteur d’un doublé décisif à Monaco, Désiré Doué a sauvé le PSG d’un scénario catastrophe. Mais sa célébration, mains sur les oreilles, a provoqué un débat sur son attitude et les tensions internes au sein du vestiaire parisien. Daniel Riolo y voit un geste maladroit, symbole d’une susceptibilité grandissante autour des critiques.

À Louis-II, le PSG a connu la grande frayeur avant la délivrance. Mené 2-0 face à Monaco, Luis Enrique a sorti un Ousmane Dembélé en difficulté pour lancer Désiré Doué dès la 27e minute. L’entrée du jeune milieu offensif a tout changé : deux buts, une frappe à l’origine du troisième, et une victoire cruciale (2-3) qui relance Paris dans la course à la qualification pour la Ligue des champions.

Mais au-delà de la performance, c’est le geste de Doué après ses deux réalisations qui a enflammé le débat. En portant ses doigts à ses oreilles, l’ancien Rennais semblait signifier qu’il n’entendait plus les critiques, alors qu’il venait d’être au cœur de discussions internes sur son comportement. Un message adressé aux médias ? Ou plus précisément à certains coéquipiers ?

Une interprétation qui divise

Pour Daniel Riolo, éditorialiste de l’After Foot, le symbole est clair et problématique. « Sa réponse est inappropriée, estime le journaliste. Ce geste signifie qu’il refuse la critique. Qu’il le fasse contre les médias, passe encore. Mais là, les reproches venaient de l’intérieur, notamment d’Ousmane Dembélé après la défaite à Rennes. En agissant ainsi, c’est presque comme s’il lui disait : “tais-toi”. »

Selon Riolo, ce type d’attitude, même anodine en apparence, peut fragiliser l’unité d’un groupe déjà sous tension. « Dans un vestiaire, explique-t-il, ce sont des microdétails qui laissent des traces. Les ego sont exacerbés. C’était vrai il y a vingt ans, c’est puissance mille aujourd’hui avec les réseaux sociaux. »

Face à lui, Emmanuel Petit a défendu le joueur, rappelant qu’un excès d’orgueil n’est pas forcément synonyme de problème. « On en fait trop pour pas grand-chose. Moi, j’y vois un joueur piqué dans son ego, qui répond par le terrain. C’est ce qu’on demande, non ? » Le champion du monde 1998 a aussi pointé du doigt une forme de partialité dans les critiques internes : « Beaucoup sont en difficulté, pas seulement Doué. Pourtant, c’est toujours le même qu’on cible. »

Le PSG, entre performance et gestion d’ego

Cette séquence rappelle un vieux dilemme au PSG : comment maintenir la cohérence du groupe quand le talent individuel se mêle à la susceptibilité personnelle. Luis Enrique, qui prône la discipline et le collectif, pourrait rapidement devoir éteindre toute étincelle de discorde.

Cette nuit-là, Désiré Doué a prouvé qu’il pouvait changer un match. Mais en célébrant comme il l’a fait, il a aussi ouvert un autre front, plus souterrain celui-là : celui de la communication interne et de la gestion des ego, un exercice dans lequel le PSG s’est souvent brûlé les ailes.

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