PSG : Dugarry compare Luis Enrique à un coq… une sortie qui fait beaucoup de bruit !

Luis Enrique - Icon Sport

Brillant sur le terrain, irritant face aux micros. Après la démonstration du PSG contre Chelsea (5-2) en Ligue des champions, Luis Enrique savoure son succès avec la fougue qu’on lui connaît. Mais sa posture provocatrice en conférence de presse n’a pas du tout plu à Christophe Dugarry, qui n’a pas mâché ses mots sur RMC.

Décomplexé, sûr de son fait, et clairement revanchard, Luis Enrique a profité du triomphe parisien pour rappeler à tous qu’il reste le maître du jeu. Son équipe a corrigé Chelsea en deuxième mi-temps, portée par un coaching gagnant — notamment l’entrée décisive de Khvicha Kvaratskhelia. Un récital tactique qui place le champion d’Europe en titre sur la voie des quarts de finale. Mais une fois la victoire acquise, c’est un autre match qui s’est joué, celui de la communication. Et là encore, l’entraîneur espagnol a imposé son style : ton haut, sourire ironique, et un discours teinté de fierté.

Luis Enrique, orgueil ou assurance ?

Ce comportement, typiquement andalou diront certains, exaspère d’autres. Christophe Dugarry, consultant sur RMC, a livré un réquisitoire sans détour contre celui qu’il juge “provocateur par nature”. “Il est toujours dans le contre-pied, c’est son terrain de jeu. Hier, il est arrivé en conférence de presse en faisant le coq, persuadé d’avoir raison sur tout. Il a un boulard démesuré, mais c’est son caractère”, a-t-il lancé dans Rothen s’enflamme. Une charge qui illustre bien la fracture entre le technicien charismatique et une partie du paysage médiatique français, lassée de voir Luis Enrique briller aussi dans la polémique.

Le consultant, champion du monde 1998, ne nie pas le talent du coach ni la qualité de son travail. Il reconnaît même que “tout ce qu’il a tenté a marché”. Mais pour lui, cette réussite ne justifie pas toujours cette dose d’arrogance. Dans la lignée d’un Mourinho ou d’un Guardiola des grands soirs, le coach espagnol cultive la tension, la provocation et la certitude absolue de détenir la vérité footballistique. “Qu’il fasse le malin toute la saison, tant qu’il gagne”, a conclu Dugarry, mi-agacé, mi-admiratif.

Reste que Luis Enrique assume pleinement ce rôle. À l’heure où Paris revendique un projet plus collectif, l’ancien sélectionneur de la Roja incarne ce mélange d’assurance et d’audace qui a transformé le PSG depuis un an. Et si “faire le coq” est son moyen de protéger son vestiaire ou d’éloigner la pression, peu lui importe les critiques. En Ligue des champions, il n’y a qu’un verdict qui compte : celui du score, et pour l’instant, il parle pour lui.

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