PSG : après la Ligue des champions, Luis Enrique bientôt immortalisé à Paris ?

Luis Enrique - Icon Sport

« Faites-lui une statue. » La sortie de Jérôme Rothen, au micro de RMC, n’est pas passée inaperçue. L’ancien Parisien ne tarissait pas d’éloges sur Luis Enrique, au point de réclamer pour le technicien espagnol un hommage de marbre et de bronze devant le Parc des Princes. Une idée folle ? Pas tant que ça.

Car depuis le deuxième sacre consécutif en Ligue des champions, le coach a changé de dimension. En deux saisons à peine, il est devenu — les chiffres sont là pour le rappeler — l’entraîneur le plus titré de l’histoire du club. Deux Coupes aux grandes oreilles d’affilée : voilà un exploit que personne, à Paris, n’avait vraiment vu venir.

À son arrivée, pourtant, tout le monde était loin d’être conquis. Un Espagnol jamais passé par la Ligue 1, un style intransigeant, des débuts parfois sifflés au Parc… Le voilà aujourd’hui adulé. Le football a de ces retournements.

L’engouement ne se limite pas aux plateaux télé. Sur internet, plusieurs pétitions de supporters circulent déjà, réclamant l’érection d’une statue devant l’enceinte parisienne. L’argument revient toujours : Luis Enrique n’a pas seulement apporté des trophées, il a insufflé une identité, ou plutôt une mentalité de conquérant qui faisait parfois défaut par le passé.

Reste que l’idée, aussi séduisante soit-elle, n’a rien d’officiel. Aucune statue n’est à ce jour prévue du côté du Parc des Princes. Le club, lui, préfère sécuriser l’essentiel : garder son homme. Nasser Al-Khelaifi a confirmé un accord imminent pour prolonger le contrat de l’Espagnol jusqu’en 2030, alors qu’il n’était lié que jusqu’en juin 2027.

Le symbole, lui, n’aurait rien d’incongru. Arsenal a bien sa statue de Thierry Henry, l’OM celle de Bernard Tapie. Pourquoi Paris ne distinguerait-il pas l’homme qui a transformé un rêve trop longtemps repoussé en réalité, et pas qu’une fois ?

L’intéressé, de son côté, garde les pieds sur terre et l’humour en bandoulière. Au moment de soulever le trophée, il visait déjà plus haut : « Il faut en obtenir une, deux, trois, quatre, cinq, six… » Une boutade. Pas tout à fait, peut-être.

Alors, statue ou pas ? Rien n’est tranché, et il serait sans doute prématuré de couler le bronze avant l’heure. Mais une certitude demeure : à force d’écrire l’histoire, Luis Enrique s’est déjà installé, durablement, dans le panthéon parisien. Le débat, lui, ne fait sans doute que commencer. Et au Parc, on en parle déjà.

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