Le Classique a laissé des traces bien au-delà du terrain. Dimanche soir, alors que le PSG écrasait l’OM 5-0, une banderole déployée dans les tribunes du Parc des Princes a allumé une autre mèche. On y voyait le logo de DPD, détourné dans un message à connotation homophobe visant les Marseillais. L’entreprise, prise dans la tourmente sans l’avoir demandé, a mis moins de 24 heures à réagir.
Lundi, DPD France a donc tenu à se désolidariser de l’incident, regrettant “l’exploitation et le détournement” de sa marque. La filiale du groupe La Poste a publié un communiqué sec, clair, sans fioriture. Pas de plainte pour l’instant, mais une distance nette vis-à-vis du club parisien, pourtant auréolé de son triomphe dans ce Classique. On ne sait pas encore si la Ligue suivra cette ligne apaisée ou décidera de frapper fort pour l’exemple.
Et pourtant, difficile de ne pas voir plus large. Ce genre d’épisode rappelle une réalité que le football français peine à dompter : la frontière de plus en plus ténue entre la passion et le débordement. Les mots, les symboles, les slogans se transforment parfois en armes, souvent sans que les premiers concernés n’aient rien demandé. DPD, elle, voulait juste livrer des colis. Pas des polémiques.


