OM : immersion dans la ville de la nuit, leur planning dévoilé

Habib Beye - Icon Sport

À l’aube d’un Olympico décisif face à l’OL, l’OM s’est exilé à Marbella ce lundi après-midi, amorçant un stage de cohésion tenu secret pour raviver une équipe en pleine tourmente.

Après la claque 2-0 à Brest, Habib Beye mise sur l’Andalousie pour recoudre les fils d’un vestiaire ébranlé et forger une nouvelle dynamique avant le choc du Vélodrome.

L’Olympique de Marseille a pris d’assaut les installations du Marbella Football Center dès 15 heures, atterrissant dans un cocon préservé des regards marseillais. Ce « ritiro » surprise, validé par le nouvel entraîneur Habib Beye dès son intronisation, tranche avec la routine : pas de programme horaire divulgué, mais une feuille de route impitoyable centrée sur le renouveau physique et mental. Les Phocéens, rentrés bredouilles de Bretagne, y voient l’occasion de laver l’affront d’une prestation sans âme, marquée par les doublés assassins d’Ajorque et les lacunes athlétiques criantes. Beye, dont le contrat court jusqu’en 2027 malgré les litiges passés avec Rennes, insuffle déjà son credo : travail acharné loin de la fournaise du Vélodrome, pour un retour prévu vendredi et un test ultime dimanche.

Andalousie, creuset tactique et psychologique

Sous le soleil doux de la Costa del Sol – une aubaine après les giboulées provençales –, le stage s’annonce comme un électrochoc. Les séances matinales, dès 9 heures, cibleront le foncier : fractionnés intenses, circuits de haute intensité pour combler les brèches observées face à Brest. L’après-midi basculera vers le ballon, avec des oppositions à effectifs réduits pour tester les schémas hybrides de Beye – un 4-3-3 fluide mâtiné de transitions fulgurantes, inspiré de ses années lilloises. Pas de stars intouchables : chaque joueur, du titulaire au remplaçant, passera par le même sas de dépouillement, ponctué de réunions collectives où le staff décortiquera vidéos et données GPS.

Ce choix de Marbella n’est pas anodin. Lieu fétiche des stages hivernaux hexagonaux, il offre un isolement propice à la refondation, à l’image des retraites de Tudor ou De Zerbi par le passé. Beye y intègre son adjoint, fraîchement débarqué, et cible les leaders – Rongier en tête – pour rallumer l’étincelle collective. Au-delà du physique, l’objectif premier reste psychologique : exorciser les doutes nés d’une saison chaotique, entre crises institutionnelles et résultats en dents de scie. Les joueurs, confinés dans un hôtel cinq étoiles à quinze minutes du centre, alterneront efforts et moments de respiration, sans soirées folles pour autant.

À cinq jours de Lyon, ce parachutage espagnol porte toutes les promesses d’un rebond. Beye le sait : l’OM ne peut plus se permettre l’erreur. De Marbella doit émerger un collectif affûté, prêt à mordre dans la course à l’Europe. Le Vélodrome attendra sa délivrance – ou sa sentence.

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