Vous imaginez la scène ? Dimanche après-midi, à la Commanderie, sous un ciel gris de février, les remplaçants de l’OM tapent le ballon dans une ambiance déjà électrique.
Et là, bim : Geoffrey Kondogbia et Arthur Vermeeren, deux tauliers du milieu, passent à deux doigts du KO mutuel. Ça sent le soufre, et ça chauffe fort.
Kondogbia, ce bulldozer congolais qu’on adore détester, a commencé par accumuler les fautes vicelardes, tacles rageurs sur les chevilles de Vermeeren sans que le staff bronche – un comble, non ? Le Belge, jeune loup affamé, a craqué, les deux ont foncé l’un sur l’autre, poings serrés, prêts à tout casser. Les coéquipiers ont dû s’interposer manu militari pour éviter le carnage. Et pourtant, ce n’est que la goutte qui fait déborder un vase déjà fissuré : Bruges les a laminés 3-0 en Ligue des Champions, et ce nul conchié 2-2 au Paris FC après avoir mené 2-0 à la 82e, ça laisse des traces. De Zerbi, furax, a déjà viré Murillo en réserve, le traitant de mollusque devant tout le monde. Sauf que les chiffres se contredisent : Vermeeren cartonne en stats brutes, mais Kondogbia, lui, apporte cette garra qu’on ne mesure pas à la calculette.
De Zerbi au bord du gouffre, et si c’était le début de la fin ?
On ne sait pas encore si ces deux-là vont se serrer la main en public ou si ça va péter pour de bon en interne – les vestiaires de l’OM, c’est un peu comme un volcan, ça gronde avant d’exploser. De Zerbi hurle, le staff tergiverse, et les supporters, eux, tempêtent sur les réseaux. Marseille va-t-il recoller les morceaux avant le dernier jour du mercato, avec Abdelli et Nnadi qui débarquent pile pour boucher les trous ? Ou est-ce que cette tension va juste alimenter le feu, comme tant de fois avant ? Le terrain dira, mais là, ça cogne dur.
