Il pouvait se contenter d’une qualification historique. Il a choisi d’aller plus loin. Quelques heures après la qualification du Paris Saint-Germain pour la finale de la Ligue des Champions face à Arsenal, Nasser Al-Khelaïfi a posé un geste qui dépasse le simple cadre du football : le président du PSG a décidé d’inviter les salariés du club à Budapest le 30 mai prochain. Une décision qui dit tout sur la philosophie d’un homme et d’un projet.
Dans les couloirs du Parc des Princes comme à Munich après le match retour de demi-finale, l’émotion était palpable. À l’issue de la qualification, Nasser Al-Khelaïfi s’est enthousiasmé au micro de Canal+ : « C’est magnifique. Deux finales… On veut aller chercher la deuxième étoile. On n’a pas des joueurs, on a des guerriers. » Mais au-delà des déclarations enflammées sur la pelouse, c’est en interne que le président qatari a marqué les esprits. Inviter les salariés du club à la finale de la Ligue des Champions à Budapest, c’est reconnaître que la victoire ne se construit pas seulement sur le terrain — elle se bâtit aussi dans les bureaux, les loges, les services techniques, la communication, la billetterie, chaque maillon de la chaîne qui fait tourner l’un des clubs les plus puissants du monde.
Ce geste intervient dans un contexte de ferveur absolue autour du PSG. Paris s’apprête à disputer une deuxième finale consécutive de Ligue des Champions, entrant dans un cercle fermé composé du Real Madrid, Benfica, l’AC Milan, Liverpool ou encore le Bayern Munich. Le samedi 30 mai prochain, à la Puskás Aréna de Budapest, le PSG et Arsenal disposent chacun de 17 200 places pour leurs supporters. Dans ce contexte de tickets rares et précieux, offrir des places aux employés du club, c’est leur dire clairement : vous faites partie de cette aventure. Vous méritez de vivre ce moment de l’intérieur, aux premières loges d’une nuit qui pourrait être la plus belle de l’histoire du PSG.
Paris va ainsi devenir le premier club français à disputer trois finales de Ligue des Champions (2020, 2025, 2026) et aura l’occasion de devenir la deuxième équipe à remporter deux C1 consécutives au XXIe siècle après le Real Madrid. Dans ce contexte historique, le geste de Nasser Al-Khelaïfi prend une dimension supplémentaire. Il ne s’agit pas d’un simple cadeau — c’est un message fort sur l’identité du club : ici, tout le monde appartient à la même famille. Joueurs, entraîneur, dirigeants et salariés. Tous ensemble, à Budapest. Tous pour la deuxième étoile.