Mort de Kalilou Traoré : le football malien et Sochaux en deuil

Kalilou Traore - Icon Sport

Le FC Sochaux-Montbéliard a annoncé dimanche 26 juillet la disparition de son ancien joueur, international malien, décédé deux jours plus tôt sur la route. Il avait 38 ans.

Un message court, quelques lignes à peine, et le club a fait basculer le week-end. Dimanche soir, le FC Sochaux-Montbéliard a annoncé sur ses réseaux sociaux le décès de Kalilou Traoré, son ancien milieu défensif. « Une profonde tristesse », a écrit le club doubien, qui adresse ses condoléances à la famille et aux proches.

Selon plusieurs médias, l’ancien international malien a perdu la vie le vendredi 24 juillet, dans un accident de la circulation. Il avait 38 ans.

Un colosse au milieu, passé par l’Europa League

Né le 9 septembre 1987 à Bamako, formé à l’AS Real Bamako, Traoré avait très tôt pris la route de l’étranger. Le Wydad Casablanca d’abord, puis un prêt à Hassania Agadir. La Croatie ensuite, à l’Istra 1961, où ses statistiques — neuf buts en vingt-sept matchs pour une première saison, depuis l’entrejeu — avaient attiré l’œil du Hajduk Split et du Dinamo Zagreb.

C’est finalement au Danemark, à Odense, qu’il franchit un cap. Europa League, matchs européens, un statut qui grandit. Du haut de son mètre 92, il avait ce profil rare : la stature d’un pivot, la lecture du jeu d’une sentinelle.

Sochaux, la blessure, puis l’arrêt à 26 ans

Septembre 2012 : le voilà en Ligue 1. Sochaux mise sur lui. Mais l’aventure française tourne court, freinée par une grave blessure au genou. Onze matchs de championnat sous le maillot jaune et bleu, pas un de plus.

À l’été 2014, après la descente du club en Ligue 2, les deux parties résilient le contrat d’un commun accord. Aucun autre club ne suivra. À 26 ans, l’âge où beaucoup entament leurs plus belles saisons, Kalilou Traoré raccrochait déjà les crampons.

Avec les Aigles du Mali, il aura porté le maillot national à dix-sept reprises. Point d’orgue : la CAN 2013 en Afrique du Sud, terminée sur la troisième marche du podium, avec une médaille de bronze au bout.

Le football malien, lui, perd un de ses internationaux de la génération 2010. Et Sochaux, un joueur de passage — mais dont le nom, ce dimanche, a résonné bien au-delà de Bonal.

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