À quelques heures du huitième de finale France-Paraguay, ce samedi 4 juillet à Philadelphie, l’ancien gardien paraguayen José Luis Chilavert a déclenché une vive polémique en tenant sur les Bleus des propos largement dénoncés comme racistes.
La rencontre n’avait pas encore débuté que la tension montait déjà, loin du terrain. Ce vendredi 3 juillet, sur le réseau social X, José Luis Chilavert, 60 ans, figure du football sud-américain, réagit aux déclarations de l’ancien international français Christophe Dugarry, qui avait prédit une lourde défaite, voire une « humiliation », du Paraguay. La réponse du Paraguayen ne se fait pas attendre.
Dans son message, Chilavert écrit qu’après avoir affronté « les Français » en 1998, son pays jouerait cette fois contre une « sélection africaine ». Une formule qui vise ouvertement les origines d’une partie des joueurs tricolores et nie leur nationalité française. Plusieurs médias, notamment les argentins TyC Sports et Olé, qualifient aussitôt ces propos de racistes. Sur les réseaux, l’indignation enfle.
Pour Chilavert, ce n’est pas un premier écart. L’ancien portier, passé par Strasbourg, s’est déjà illustré par des sorties polémiques, y compris des propos jugés homophobes et transphobes visant des joueurs. Reste désormais le terrain. Ce samedi soir, la France, favorite et invaincue depuis le début du tournoi, défie le Paraguay pour une place en quarts de finale, vingt-huit ans après le but en or de Laurent Blanc. La meilleure des réponses, pour les Bleus, se jouera balle au pied.