Michael Olise rattrapé par une affaire de paternité en Allemagne

Michael Olise - Icon Sport

Il pensait savourer un été tranquille, la médaille de meilleur passeur du Mondial autour du cou et le Real Madrid qui lui fait les yeux doux. C’était sans compter sur une Une allemande qui a fait l’effet d’une bombe.

Depuis Düsseldorf, le quotidien Bild a déballé lundi soir une affaire jusqu’ici bien gardée. Une femme de 34 ans, Fatima Zaunbrecher, affirme avoir eu une petite fille avec le milieu offensif des Bleus. L’enfant a aujourd’hui 20 mois. Et le témoignage, lui, ne laisse personne indifférent.

Retour en arrière. 2022, Londres. Olise porte encore le maillot de Crystal Palace, loin des projecteurs de l’équipe de France. C’est là que les deux se rencontrent, avant d’entamer une relation qui aurait duré près de deux ans. Puis la rupture. Et, deux semaines plus tard, une révélation : la jeune femme apprend qu’elle est enceinte. Un test ADN aurait ensuite tranché — Olise est bien le père biologique.

Jusque-là, rien d’exceptionnel dans le petit monde du football. Sauf que c’est la suite qui coince.

Le joueur a reconnu l’enfant. Mais il refuserait catégoriquement de le voir, ne communiquant avec son ex-compagne que par avocats interposés. « Ça me déchire de voir à quel point quelqu’un peut être insensible envers son propre enfant », confie Fatima Zaunbrecher dans les colonnes du tabloïd. Une phrase qui fait mal. Volontairement, sans doute.

Le cœur du litige ? L’argent. Ou plutôt, l’absence d’argent. Selon nos informations, les conseils du joueur auraient d’abord proposé 836,50 euros mensuels, puis relevé l’offre à 2 000 euros. Problème : la mère assure n’avoir jamais touché le moindre centime. Elle raconte même qu’une avocate lui aurait suggéré d’acheter des vêtements d’occasion pour la petite. Charmant.

En face, le clan Olise ne se laisse pas faire. Il affirme que le joueur aurait proposé son aide dès le départ et resterait ouvert à un accord à l’amiable. Surtout, il pointe un chiffre qui change tout : devant la justice française, Fatima Zaunbrecher aurait réclamé 60 000 euros par mois. « Mon avocat de l’époque avait calculé que ce montant serait approprié compte tenu du salaire d’Olise », se défend-elle. Avec un revenu annuel estimé à quatorze millions d’euros, le droit allemand ne fixe d’ailleurs aucun plafond en la matière.

Vérité ou tentative de pression ? Le feuilleton ne fait que commencer, et chacun campe déjà sur ses positions. Les dés sont jetés, la bataille se jouera devant les tribunaux hexagonaux.

Le timing, lui, ne pouvait pas être pire. Meilleur passeur de l’histoire d’une Coupe du monde sur une seule édition (sept offrandes, tout de même), Olise sortait auréolé de son tournoi. Le Real rêvait de l’associer à Mbappé. Et voilà que sa vie privée s’invite en Une, à quelques semaines d’un mercato déjà brûlant.

En voilà une qui va faire jaser jusque dans les vestiaires. Réponse dans les prochaines semaines.

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