Ce qui devait être un simple déplacement européen s’est transformé en affaire judiciaire internationale. En marge du match de Ligue des champions entre le Club Bruges et le Kaïrat Almaty, trois supporters belges ont été condamnés à de la prison au Kazakhstan après une provocation jugée inacceptable par les autorités locales.
Un déplacement européen qui vire au scandale judiciaire
Le cadre est celui de la Ligue des champions, compétition reine du football européen, et plus précisément du match disputé mardi 20 janvier 2026 sur la pelouse du Kaïrat Almaty, au Kazakhstan, face au Club Bruges. Ce qui devait être un simple rendez-vous sportif a basculé dans la polémique lorsque trois supporters belges, venus encourager leur équipe, ont décidé de se déguiser en « Borat », personnage de fiction controversé incarné par l’acteur Sacha Baron Cohen et perçu localement comme une caricature insultante du pays. Selon les autorités, les fans, identifiés par les initiales S., D. et N., se sont également déshabillés dans les tribunes, ont provoqué les spectateurs et ont été interpellés en état d’ivresse, créant un véritable trouble à l’ordre public dans l’enceinte sportive. Face à la gravité des faits et à l’émotion suscitée, la police est intervenue rapidement pour les évacuer du stade, sous les huées et la stupeur des autres spectateurs. L’affaire a aussitôt pris une dimension politique et culturelle, tant le personnage de Borat reste un symbole sensible au Kazakhstan, où il est perçu comme une moquerie à l’égard du pays et de ses traditions.
Une condamnation immédiate qui fait réagir l’Europe du football
Dès le lendemain, jeudi 22 janvier 2026, un tribunal d’Astana, capitale du Kazakhstan, a annoncé dans un communiqué officiel avoir reçu des plaintes pour trouble à l’ordre public contre les trois citoyens belges. La justice locale n’a pas tardé à trancher : les supporters du Club Bruges ont été condamnés à cinq jours de détention administrative. Une sanction rapide et ferme, destinée à envoyer un message clair aux supporters étrangers en déplacement sur le territoire kazakh. Cette décision a provoqué une onde de choc dans le monde du football, relançant le débat sur le comportement des fans en compétitions européennes et sur le respect des cultures locales. Du côté du Club Bruges, le silence reste de mise, mais l’affaire ternit l’image du club belge à l’international. Dans le contexte ultra-médiatisé de la Ligue des champions, cet incident rappelle que le football ne se joue pas seulement sur le terrain : les tribunes, elles aussi, peuvent devenir le théâtre de dérapages lourds de conséquences. Un scandale qui dépasse le simple fait divers et souligne l’importance du respect, même au cœur de la passion sportive.

