Le monde craque pour les Bleus : l’Europe n’en revient toujours pas !

Kylian Mbappé - Icon Sport

Rarement une victoire en 16es de finale aura déclenché un tel concert de louanges au-delà de nos frontières. La Suède balayée (3-0), mardi, la France n’a pas seulement composté son billet pour les quarts : elle a laissé toute une planète chercher ses mots.

Quatre matchs, quatre succès, treize buts. Les chiffres parlent, mais c’est surtout la manière qui sidère. Après le Sénégal (3-1), l’Irak (3-0) et la Norvège (4-1) lors du premier tour, les hommes de Didier Deschamps ont remis ça face aux Scandinaves. Une démonstration de plus. Ou presque.

Le plus frappant ? La réaction du camp d’en face. Chez nos voisins suédois, pas de règlement de comptes, aucun coupable désigné — plutôt une forme de résignation admirative. Dans Aftonbladet, Erik Niva compare carrément les Bleus à «la Joconde», estimant qu’on ne saurait reprocher à de simples artisans de ne pas avoir peint pareil chef-d’œuvre. Son confrère Simon Bank, lui, évoque des «Harlem Globetrotters» issus de «la meilleure école de talents au monde».

Même tonalité du côté d’Expressen. Le quotidien qualifie l’arrière-garde tricolore d’«impénétrable» et juge la prestation de Mbappé tout bonnement «scandaleuse». Le verdict tombe, presque fataliste : si cette équipe ne soulève pas le trophée, alors «c’est que le jeu est défaillant». En voilà un aveu qui en dit long.

Le reste de l’Europe n’est pas en reste. En Espagne, Marca dénonce une «supériorité qui devient obscène», là où AS résume tout par une formule imparable : «Mbappé-Olise : buts et magie». Mundo Deportivo, plus abrupt, lâche que «la France fait peur».

Outre-Rhin, on cherche aussi la parade — sans jamais la trouver. Kicker s’interroge («Qui peut arrêter la France ?») en saluant un Olise jugé «insensé». Der Spiegel, plus gourmand, décrit un football offensif «tout droit sorti du Guide Michelin». L’image restera.

De l’autre côté de la Manche, ESPN prévient : «La France a Mbappé, mais elle est bien plus que ça.» Manière de rappeler que le capitaine n’est plus le seul danger. The Telegraph va plus loin encore, glissant que cette génération pourrait un jour rejoindre le cercle très fermé des plus grandes équipes couronnées dans l’histoire du Mondial.

Et l’Argentine, dans tout ça ? Fidèle à sa passion, elle n’y va pas par quatre chemins. Olé voit une France «machine», quand Clarín décrit des Bleus «en mode démolisseur». Bref, le vestiaire mondial va en parler un moment.

Attention, tout de même, à ne pas s’emballer. Samedi, le Paraguay promet un tout autre visage : bloc bas, agressivité, portes cadenassées. Le genre d’adversaire capable d’enrayer la belle mécanique.

Il n’empêche. Après un mois de compétition, un constat s’impose déjà, presque incontournable. La France n’est plus un favori parmi d’autres. Elle est devenue l’énigme que le monde entier s’échine, fébrilement, à résoudre. Et pour l’heure, personne n’a trouvé la clé.

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