L’ancien défenseur emblématique de l’OM Bernard Casoni écope d’une peine alourdie en appel pour propos racistes : un scandale qui ternit son héritage phocéen.
Le clash fatal de 2023
Tout commence en octobre 2023 lors d’un match de Régional 1 entre l’US Endoume (où Casoni est alors coach) et l’AS Gignac : l’arbitre assistant, d’origine maghrébine, signale une faute ; furieux, Casoni lui balance « sale arabe » devant témoins. Condamné initialement à 2 mois avec sursis en juin 2025, l’ex-international (61 sélections) conteste mais la cour d’appel d’Aix-en-Provence confirme hier la culpabilité pour « injure à caractère raciste », portant la peine à 3 mois avec sursis et 1 000 € d’amende.
Un passé glorieux souillé à jamais ?
Icône de l’OM (149 matchs, 1989-1992, doublé de Championnat/Ligue des Champions), Casoni (63 ans) avait déjà été suspendu 10 matchs par la FFF ; son avocat plaide « crise de nerfs », mais la justice tranche sans pitié. L’US Endoume, club modeste, risque des sanctions fédérales collatérales.
Répercussions pour l’OM et le foot
Ce verdict, tombé 48h avant Bruges-UCL, ravive le débat sur le racisme dans le foot amateur ; l’OM, silencieux, pourrait être éclaboussé par association malgré 30 ans d’écart, alors que De Zerbi prône « tolérance zéro ». Casoni, discret depuis, risque l’inéligibilité à vie si récidive.
