Le FBI a annoncé mardi avoir déjoué un projet d’attaque visant le spectacle d’arts martiaux mixtes (MMA) organisé à la Maison Blanche pour les 80 ans de Donald Trump. Plusieurs personnes ont été interpellées.
C’était l’un des événements les plus commentés de l’année. Dimanche 14 juin, la pelouse sud de la Maison Blanche s’est transformée en arène pour un gala de l’UFC, baptisé « Freedom 250 », à l’occasion à la fois de l’anniversaire du président américain et des 250 ans de la déclaration d’indépendance. Plus de 4 000 invités triés sur le volet, dont le patron de Meta Mark Zuckerberg, entouraient la cage. Un show au budget colossal, qui avait déjà fait grincer des dents.
Mais l’événement aurait pu prendre une tout autre tournure. Mardi, le directeur du FBI, Kash Patel, a annoncé sur X qu’un projet d’attaque avait été déjoué, et que plusieurs individus se trouvaient désormais en détention, à l’issue d’une opération menée dans plusieurs États. Selon les documents judiciaires et la presse américaine, le plan présumé aurait notamment impliqué des drones et visait à semer la panique. Une vingtaine de personnes auraient été identifiées. À ce stade, les suspects demeurent présumés innocents, l’enquête se poursuivant.
En déplacement au sommet du G7, à Evian, Donald Trump a assuré ne pas avoir été informé de la menace : « Je n’étais pas au courant », a-t-il réagi. Le vice-président JD Vance a, de son côté, évoqué un complot terroriste sur fond de tensions politiques — une lecture qui lui appartient. Cible de plusieurs menaces ces dernières années, le président américain voit, une fois encore, la question de sa sécurité revenir au premier plan. L’affaire, elle, est loin d’être close.
