Coup dur pour la Nati. Mardi, Breel Embolo (Stade Rennais) n’a pas pu embarquer pour les États-Unis avec la Suisse : son autorisation ESTA a été remise en question au dernier moment, à neuf jours du Mondial 2026.
Imaginez la scène : les valises bouclées, l’avion prêt à filer vers Los Angeles… et un cadre de la sélection contraint de rester à quai. C’est, en substance, ce qui est arrivé mardi à Breel Embolo. À quelques jours d’une Coupe du monde tant attendue, l’attaquant suisse a vu les portes de l’embarquement se refermer devant lui. Personne ne l’avait vu venir.
Le hic ? Une question de paperasse. Selon l’Association suisse de football (ASF), citée par L’Équipe, l’autorisation ESTA du joueur, ce sésame électronique exigé pour entrer aux États-Unis, était encore valable le matin même. Puis, vers 10h30, coup de théâtre : le dossier de l’attaquant rennais a été placé sous « examen complémentaire ». Aucune explication officielle sur les raisons de ce contretemps. « Nous sommes en contact avec les autorités compétentes », temporise la fédération, qui table sur une arrivée d’Embolo « aujourd’hui ou demain ».
Pendant ce temps, la Nati a décollé sans lui, direction son camp de base. Le timing, lui, est cruel : la Suisse, huitième de finaliste lors des trois derniers Mondiaux, entre en lice le 13 juin face au Qatar, à San Francisco. Reste à savoir si le buteur d’origine camerounaise rejoindra le groupe à temps. Certains rappellent au passage sa condamnation par la justice suisse en avril dernier, sans que le moindre lien avec ce blocage n’ait été établi à ce stade. Le feuilleton, lui, est encore loin d’être bouclé.
