Une phrase de trop, prononcée en direct, et le feu s’est aussitôt propagé. Samedi soir, lors de Paris FC – OM (2-2), Daniel Bravo a dérapé à l’antenne.
En voyant Gaëtane Thiney à l’écran, l’ex-international français lâche une réflexion sexiste sur la nouvelle directrice sportive du club parisien : “Elle n’est pas très attentive… J’ai l’impression qu’elle parlait lingerie.” Une petite phrase, mais lourde de sens. Et surtout, symptomatique d’un vieux réflexe qu’on croyait dépassé.
Depuis, les excuses pleuvent. Celles de Bravo ? Pas encore. Celles de beIN Sports, oui, et rapidement, dans un communiqué dimanche où la chaîne regrette “sincèrement” et réaffirme son engagement contre le sexisme. Gaëtane Thiney, légende des Bleues, n’a pas mâché ses mots sur les réseaux : “Dégoûtée, mais pas surprise. C’est le foot à l’ancienne qui parle.” Le Paris FC, lui, a réagi vite et ferme, via un tweet lapidaire : “Aucun commentaire sexiste n’a sa place dans le sport. Soutien total à Gaëtane Thiney.” Les réseaux, eux, n’ont pas attendu. Colère, lassitude, indignation.
Un malaise persistant dans les commentaires
Et pourtant, cet épisode ne tombe pas du ciel. Beaucoup dans le milieu le disent — sans toujours oser le formuler : certains plateaux respirent encore les vieux codes, ceux d’un football d’avant. Sauf que les micros sont ouverts, les caméras tournent, et les mots laissent des traces. On ne sait pas encore si Bravo sera sanctionné ou simplement rappelé à l’ordre. Mais le malaise, lui, ne se dissipe pas si vite. Parce qu’à force de banaliser, on finit toujours par choquer.