Le prodige américain des échecs Daniel Naroditsky, décédé subitement en octobre dernier à l’âge de 29 ans, avait consommé de la drogue, mais celle-ci n’a joué aucun rôle dans son décès, qualifié d’« accidentel » par un rapport toxicologique révélé vendredi par l’AFP.
Ce document de six pages, établi par le médecin légiste, confirme la présence de méthamphétamine et de kratom – une plante psychotrope d’Asie du Sud-Est de plus en plus prisée aux États-Unis comme substitut aux opiacés ou remède à l’anxiété – dans l’organisme du grand maître. Des sachets de poudre de kratom, ainsi que des médicaments contre le rhume et la toux provenant de pays étrangers, ont été retrouvés chez lui. Deux jours avant sa mort, des amis avaient signalé un état mental préoccupant et lui avaient confisqué 40 comprimés d’Adderall, un amphétaminique prescrit pour les troubles de l’attention.
Malgré ces traces – méthamphétamine et amphétamine au sang, sans ordonnance valide –, les concentrations restent « non toxiques/non létales » selon les experts médico-légaux. Aucune preuve de surdosage, intentionnel ou non, n’a été relevée, le décès survenant brutalement sans signe de détresse aiguë. Le rapport privilégie une « arythmie cardiaque fatale » comme cause principale, tranchant avec les soupçons initiaux d’une enquête ouverte à l’automne.
Né en Californie, « Danya » Naroditsky était devenu grand maître à 18 ans en 2013. Auteur de livres sur les échecs, star des réseaux sociaux et youtubeur suivi par 490 000 abonnés, il laissait une empreinte indélébile dans le monde échiquéen avant cette fin tragique et inattendue.

