Bad Bunny enflamme le Super Bowl, Trump crache son venin sur Truth Social

Bad Bunny - Icon Sport

Bad Bunny a transformé la mi-temps du Super Bowl LX en célébration triomphale de la culture latine, mais le show entièrement en espagnol a déclenché les foudres de Donald Trump. Le président américain, visionnant l’événement depuis une watch-party en Floride, a qualifié la performance de « pire de l’histoire » dans une salve de posts assassins sur son réseau social.

Le reggaetonneur portoricain Benito Martínez, dit Bad Bunny, a pris d’assaut la scène du Levi’s Stadium dimanche soir avec un répertoire explosif mêlant trap et reggaeton, secondé par Lady Gaga, Ricky Martin et Pedro Pascal. Chants en espagnol, chorégraphies endiablées et messages d’unité ont enflammé les 70 000 spectateurs, tandis que le performer concluait par un vibrant « l’amour triomphe de la haine ». Un triomphe culturel pour la communauté hispanique, acclamé par des millions de téléspectateurs.

Mais la liesse a vite tourné au pugilat politique. À peine 30 minutes après l’extinction des projecteurs, Trump déversait sa colère sur Truth Social : « Absolument terrible, un des pires EVER ! Personne ne comprend un mot de ce qu’il dit, et cette danse dégoûtante n’est pas pour les enfants. Un vrai coup dans la face de l’Amérique ! » Le président, vantant au passage la hausse record du Dow Jones, a accusé les « fake news » de s’extasier sur ce qu’il présente comme un fiasco.

Ces piques ravivent des tensions nées dès octobre 2025, quand Trump avait déjà fustigé le choix de Bad Bunny comme tête d’affiche, le qualifiant d’« absolument ridicule » et clamant n’avoir « jamais entendu parler de lui ». Le chanteur, connu pour ses positions pro-immigration et anti-ICE, incarne pour les pro-Trump un symbole de la « wokisation » du sport roi américain.

La NFL, organisatrice du show, n’a pas réagi dans l’immédiat. Reste que cette passe d’armes, sur fond de clivages MAGA versus diversité, confirme la porosité grandissante entre culture pop et guerre politique aux États-Unis. Bad Bunny, lui, savoure son coup d’éclat : son dernier album caracole déjà en tête des charts mondiaux.

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