Un coup de sang, un geste malheureux, et voilà João Ferreira cloué à l’infirmerie.
Le latéral portugais de l’ASSE s’est fracturé la main… contre un mur, juste après son expulsion. Oui, un mur. Réaction à chaud d’un joueur frustré, nerveusement à bout dans un match où rien ne lui réussissait. L’erreur est humaine, certes, mais le timing est catastrophique : la défense stéphanoise, déjà fragile ces dernières semaines, perd l’un de ses hommes les plus constants.
L’opération a eu lieu dans la foulée, sans complication majeure selon le staff médical. Mais le verdict est lourd : environ deux mois d’indisponibilité. Et à Saint-Étienne, on sait ce que cela signifie — une période cruciale sans un cadre. Ferreira manquera plusieurs rencontres clés, dont le derby tant attendu. Certains dans le vestiaire parlent d’un “accident bête”, d’autres évoquent “un signe de trop” d’une équipe sous tension. On ne saura peut-être jamais vraiment si ce coup de poing relevait de la rage ou du désespoir.
Une saison qui bascule ?
Et pourtant, paradoxalement, cette absence pourrait rebattre les cartes. Le jeune Pétrot ou Appiah vont avoir leur mot à dire, une opportunité qu’ils n’attendaient probablement pas. Sauf que les Verts n’ont pas le luxe d’improviser : entre calendrier chargé et moral en dents de scie, chaque match pèsera lourd. Ferreira, lui, rumine. Son retour est espéré pour le printemps, mais rien ne garantit qu’il retrouvera sa place aussi simplement. Les blessures physiques se soignent vite ; celles de l’orgueil, un peu moins.