Samedi, sur les “Grandes gueules du sport” de RMC, Amélie Oudéa-Castéra est revenue sur la sortie très commentée de Victor Wembanyama.
Le Français avait fait part de son choc après la mort de deux civils lors d’interventions de la police américaine de l’immigration (ICE). La présidente du CNOSF a tenu à souligner la justesse de ses mots, estimant qu’il avait parlé avec « intelligence et maturité », en mesurant parfaitement la portée de son discours sans chercher la surenchère.
Cette prise de position a relancé le débat récurrent sur les frontières entre sport et politique. Pour Amélie Oudéa-Castéra, la réponse n’est pas tranchée. Si la neutralité reste essentielle sur le terrain, elle rappelle que les athlètes ne sont pas déconnectés du monde qui les entoure. « Il ne faut jamais les forcer ni les museler », a-t-elle expliqué, évoquant les règles de la charte olympique mais aussi les espaces de liberté qui subsistent. Elle voit dans l’olympisme une force symbolique, capable de porter un message de paix, notamment à travers le principe de la trêve olympique.
La dirigeante s’est enfin exprimée sur les polémiques récentes autour de la présence potentielle de l’ICE lors des Jeux de Milan-Cortina et sur l’idée d’un boycott de la Coupe du monde 2026. Elle a regretté une communication confuse tout en se voulant rassurante sur le rôle réel des autorités américaines. Quant au boycott, elle a été catégorique : « Les boycotts sont toujours la défaite du sport et des athlètes. » Refusant d’entrer dans une logique de confrontation avec Donald Trump, elle a appelé à garder la tête froide et à ne pas politiser à outrance les grandes compétitions sportives.
