On attendait un centre d’entraînement high-tech, une salle de musculation dernier cri, un staff de préparateurs physiques en blouse blanche. Pierre Ekwah a préféré une ferme.
L’ancien milieu de terrain de l’AS Saint-Étienne, transféré à Sunderland en 2024, a révélé ce vendredi dans une interview relayée par OneFootball les coulisses de sa remise en forme hivernale 2025-2026 : un séjour dans un environnement rural, loin des circuits professionnels classiques, avec des efforts physiques old-school — portage, endurance sur terrain naturel — qui l’ont, selon ses propres mots, « retourné de l’intérieur ».
Mais le détail qui a fait tiquer tout le monde, c’est la présence de Tony Yoka. Le boxeur français, champion olympique des lourds en 2016 et lui-même en phase de come-back, partageait les mêmes installations. Les deux athlètes, liés par des cercles communs entre milieux du foot et de la boxe, ont multiplié les sessions croisées. Ekwah évoque une « émulation folle » née de cette cohabitation improbable, entre crochets et sprints dans la boue.
Résultat affiché : un Ekwah qui se dit « revenu plus fort que jamais ». Pour les supporters stéphanois, l’anecdote humanise un joueur formé à L’Étrat et longtemps perçu comme un pur produit moderne — certainement pas comme un paysan musclé s’échinant aux côtés d’un puncheur olympique.
Le timing, à la veille de Bastia-ASSE pour la 31e journée de Ligue 2, n’est pas tout à fait anodin.