À quelques heures de l’ouverture des Jeux, une rumeur aussi improbable que sulfureuse enflamme le village olympique : certains sauteurs à ski auraient eu recours à des injections d’acide hyaluronique pour optimiser l’ajustement de leur combinaison. Entre soupçons, démentis et zones d’ombre, l’affaire intrigue autant qu’elle amuse… pour l’instant.
Imaginez la scène : des sauteurs à ski, planqués dans un coin discret de Cortina, s’injectant de l’acide hyaluronique directement dans l’entrejambe. Objectif ? Épaissir temporairement “l’équipement” afin que la combinaison épouse parfaitement le corps, sans le moindre pli capable de ruiner l’aérodynamisme. L’information, révélée début janvier par Bild, le tabloïd allemand jamais à court d’histoires improbables, a immédiatement provoqué un buzz monstre. Pour avoir couvert Pékin et Sotchi, rarement une rumeur aussi barrée aura pris une telle ampleur.
Mais très vite, les versions divergent. D’un côté, la FIS assure avoir repéré des profils suspects lors des contrôles 3D des combinaisons, avec des bosses jugées peu naturelles. De l’autre, aucun athlète n’a été formellement sanctionné, et les avis médicaux parlent davantage d’un “risque dérisoire” que d’un dopage au sens strict. Malgré tout, la veille des Jeux à Milan, le patron de l’Agence mondiale antidopage, Olivier Niggli, a confirmé en conférence de presse que le dossier serait examiné de près — tout en reconnaissant ne pas maîtriser toutes les subtilités du saut à ski.
Alors, info bidon ou prochaine affaire explosive du sport d’hiver ? Difficile à dire. Après des années passées dans les coulisses olympiques, le scénario le plus crédible reste celui d’une pratique marginale, peut-être testée par quelques équipes avant d’être rapidement abandonnée sous la pression des contrôles. Une chose est sûre : avec le coup d’envoi des Jeux ce soir, les inspections s’annoncent chirurgicales… et certains sauteurs pourraient bien se retrouver sous le feu des projecteurs pour de drôles de raisons.

