Le 28 janvier 2026, les groupes de supporters du Standard de Liège ont publié un message fort sur les réseaux sociaux, promettant de transformer le stade de Sclessin en véritable chaudron. Une prise de position qui intervient après de graves incidents et qui relance le débat sur les limites du soutien populaire dans le football belge.
L’épisode remonte précisément au mercredi 28 janvier 2026, quatre jours après une soirée particulièrement tendue autour du Standard de Liège. Le vendredi 23 janvier, au lendemain d’une lourde défaite à domicile face à La Gantoise (0-4), plusieurs membres des groupes ultras liégeois avaient envahi les abords du vestiaire, exprimant violemment leur colère face aux performances jugées insuffisantes de leur équipe. Dans ce climat délétère, les supporters ont décidé de sortir du silence par un communiqué diffusé sur X (ex-Twitter), martelant un slogan sans équivoque : « Faisons de Sclessin un enfer ». L’objectif affiché est clair : mettre une pression maximale lors du Clasico face à Anderlecht, programmé dans les jours suivants, et pousser les joueurs à réagir sportivement. Le message, largement relayé, a rapidement enflammé la toile et divisé l’opinion publique, certains y voyant une simple volonté de soutien intense, d’autres une dérive inquiétante aux accents menaçants. Dans un championnat belge déjà sous tension, cette sortie médiatique a replacé le Standard au centre de l’actualité, bien au-delà du terrain.
Sur le plan des conséquences pour le club, la situation est prise très au sérieux par les instances. Si le communiqué en lui-même ne constitue pas une infraction réglementaire, les incidents survenus le 23 janvier pourraient exposer le Standard à des sanctions disciplinaires de la part de la Pro League ou des autorités locales, notamment en matière de sécurité. Le club, déjà fragilisé sportivement, pourrait écoper d’amendes, d’un encadrement renforcé des matchs à domicile, voire de restrictions concernant l’accès de certains groupes de supporters. D’un point de vue institutionnel, cette affaire ternit également l’image du Standard, historiquement réputé pour la ferveur de son public. La direction devra trouver l’équilibre entre préserver cette identité populaire et garantir un cadre sécurisé pour les joueurs, le staff et le public. À quelques jours d’un rendez-vous capital face à Anderlecht, la pression est donc double : sportive sur le terrain, disciplinaire en coulisses, avec un club sommé de reprendre le contrôle avant que la situation ne lui échappe définitivement.
📄 COMMUNIQUÉ CLASICO pic.twitter.com/SXwYw98FJ3
— ULTRAS INFERNO 1996 (@ultrasinferno96) January 28, 2026
